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  • Photo du rédacteurCOCKPIT

Quand les véhicules SONACOME furent une prise de guerre

L'histoire se déroule à plus de 6 700km à vol d'oiseau de Rouiba (prés d'Alger), là où ont été construits les véhicules SONACOME.



Il était une fois, dans les années fin 70, dans une petite île des Petits Antilles aux Caraïbes, la Grenade, de nombreux touristes américains en guettes d'exotisme qui voulaient se rendre dans ce coin de paradis pour dépenser leurs petits dollars, mais ils avaient des problèmes de transports confortables pour s'y rendre.
Alors, le grand méchant communiste leur a dit vouloir leur venir en aide.

C'est ainsi qu'en 1979, le gouvernement grenadin communiste, entreprend avec l'aide de Cuba et d'autres pays alliés dont l'Algérie, de faire construire un aéroport international destiné officiellement à relancer l'économie de l'île. Les jets long-courriers qui transportaient ces touristes ne pouvaient pas atterrir sur la piste courte et géographiquement difficile de l’aéroport existant, Pearls.



Mais selon les détracteurs, les Cubains prévoyaient d’utiliser l’aéroport comme base de transit pour le transport aérien de fournitures à leurs troupes en Afrique et comme escale de ravitaillement pour les avions soviétiques en route vers le Nicaragua.

Quoi qu'il est soit, l'Algérie envoie du matériel de construction et des véhicules de la marque nationale SONACOME pour la réalisation de cet aéroport.



La construction dure dans le temps, alors que les travaux étaient toujours en cours en 1983, le pays est touché par de graves tentions entre le président au pouvoir Maurice Bishop et son vice-premier ministre Bernard Coard. Maurice Bishop perd la vie le 19 octobre 1983 sous les balles de l’armée révolutionnaire du peuple (People’s Revolutionary Government of Grenada). Ennemi du gouvernement américain, Maurice Bishop, révolutionnaire marxiste, laisse une marque indélébile dans le paysage politique grenadien. La mort de Bishop annonce un évènement majeur qui secoue la Caraïbe tout entière.


Nom de code "Operation Urgent Fury"



Le 25 octobre 1983, l’armée américaine (avec l’appui de la Barbade, la Jamaïque et les membres de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale – OECO) fait irruption sur le sol grenadien : c’est le début de l’Opération « Urgent Fury ». Présenté au départ comme une mission visant à protéger les citoyens américains sur place face aux tensions politiques, il s’agissait en vérité de contrer la « menace communiste » voulant ainsi ralentir le processus d’expansion idéologique socialiste sur l’ensemble de la Caraïbe tout en pratiquant le maccarthysme.



L’aéroport inachevé a été choisi comme point de départ pour l’invasion de la Grenade par les États-Unis.



À l’aube du 25 octobre 1983, plus de 500 Rangers de l’armée des États-Unis ont mené un assaut risqué en parachute à basse altitude sur l’aéroport inachevé. Malgré la résistance des forces armées grenadiennes (PRA - Armée révolutionnaire populaire) et des ouvriers du bâtiment cubains armés, les Rangers ont rapidement sécurisé tous leurs objectifs sur l’aérodrome. La prise de l’aérodrome a permis aux avions de transport C-141 de l’United States Air Force d’atterrir, et de débarquer six bataillons de parachutistes, la force d’occupation qui a suivi.

Les Américains victorieux, prennent en pause leurs trophées de guerre dont les camions algériens de la SONACOME croyant que c'étaient des camions Soviétiques. Il est vrai qu'ils étaient loin d'imaginer de trouver des véhicules algériens dans un tel endroit, ne serait de savoir que l'Algérie produisait des véhicules.




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