Citroën Baby-Brousse et FAF: une idée Africaine

On l'appel la Citroën FAF pour Facile À Fabriquer, Facile À Financer, ce qui résume assez bien le concept de ce véhicule économique dérivé de la 2CV et adapté aux pays émergents. Il est capable de résister aux pistes en mauvais états et se satisfaisant d'un entretien minimal. La FAF est bien adaptée aux conditions ingrates. La carrosserie a été conçue pour être facile à produire grâce au précédé de la tôle pliée contrairement à celui de la tôle formée sous de coûteuses presses. Coté design, la FAF prend un air de famille avec la version métallique de la Citroën Méhari. Sa mécanique et les trains de roulements sont ceux d'une Citroën 3 CV qui sont expédiés de France. Le moteur est un bicylindre à plat de 652 cm3 refroidi par air forcé et développant 34,5 ch, il est couplé à une boîte de vitesses à 4 rapports synchronisés. La vitesse maxi est de 100 km/h.


Elle fut construite dans de nombreux pays sous des appellations différentes, au Portugal, en Guinée-Bissau, au Chili sous le nom de Yagánau, on l'appel la Citroën Pony en Grèce, on la connait sous le nom de La Dalat au Vietnam, alors qu’au Sénégal, en République centrafricaine et en Côte d’Ivoire et s'appelle Baby-Brousse.


Mais si c'est bien une Citroën qu'il s'agit, l'idée originale revient a Maurice Delignon, un menuisier d'Abidjan, qui là construisit en premier en 1963 en Côte-d'Ivoire sous le nom Baby-Brousse. Débarrassée de sa carrosserie, bien encombrante dans la brousse. Elle bénéficie des qualités exceptionnelles de la 2 CV, capable de passer un peu partout et de se contenter d'un minimum d'essence et d'entretien. Le concept est construit à partir de 1968 en petite série par les Ateliers et Forges de l'Ebrié à Abidjan (du nom d’une lagune parcourant Abidjan) à partir de plates-formes 2 CV et 3 CV venues de France et ainsi habillées de tôle pliée.


C'est la moins chère des automobiles disponibles en Afrique Noire, c'est aussi un modèle plutôt bien adapté aux besoins.



Si les premières versions tiennent davantage de l’artisanat que d’une véritable production en s