Renault 12 Alpine: la sportive de la Pampa

La Renault 12 Sportive bien connue est la R12 Gordini, cependant il existe une autre version aussi Sportif mais bien moins connue, la Renault 12 Alpine mais pour la voir il faut traverser l'océan Atlantique, nous allons vous faire faire le voyage.

Cette R12 Alpine a été proposée uniquement Argentine, et se trouve être une vraie rareté avec seulement 493 exemplaires produits entre 1977 et 1980, et que 19 se sont vendues en Europe. Si ce modèle a été créé et préféré en Amérique Latine à celui de la Gordini, c'est que la bas, c'est le nom Alpine est associé au Losange. Elle sera donc produite dans l'usine IKA, le partenaire local de Renault


À l'extérieur

On reconnait d'abord cette R12 Alpine par sa teinte noir avec des bandes or. Plus tard, elle sera également proposée en bleu avec bandes grises ainsi qu’en rouge et avec bandes blanches. On trouve sur le devant de la voiture une jupe en caoutchouc située sous le pare-chocs et qui, selon les essais, améliorait de 5 km/h la vitesse finale grâce à l’effet aérodynamique qu’elle générait. Au bas des portes, le mot Alpine était dessiné en lettres minuscules. Sous le pare-chocs avant se commérait deux lumières exploratoires de la marque, quelque peu exposées aux chocs en raison de leur emplacement et de l’absence de protections spéciales.


À l’intérieur

Les sièges étaient dérivés de la version argentine TS (intérieur plus luxueux que l’équivalent colombien présenté en 1979) avec tapisserie faux cuir beige clair. Les chaises avant offraient un bon support latéral, le volant était de moindre diamètre avec une bonne adhérence et le tableau de bord était particulièrement complet. De gauche à droite apparaissaient le voltmètre, le compteur de niveau de carburant, le compteur de vitesse avec odomètre partiel et total, le tachymètre et les jauges de pression d’huile et de température de l’eau. Le levier de vitesses était plus précis et d’une facilité de fonctionnement remarquable, car d’un simple toucher de l’index, il pouvait actionner la vitesse désirée. En plus de cela, elle était située plus près du conducteur que pour déclencher la troisième vitesse, il n’était pas nécessaire de décoller le dos du dossier de la chaise comme c’était le cas pour les Renault 12 conventionnelles.



Sous le Capot

Un bossage en fibre était posé sur le capot, pendant qu’en dessous, on y mettait le 1397cm3 de la petite 5 Alpine, un 4 cylindres 1397 cm3 développant 110 chevaux, et fabriqué sur place avec des pièces importées de France, et permettant un petit 175 km/h en vitesse de pointe. Les suspensions étaient plus fermes. Cette Alpine a brillé sur les rallyes locaux.

La voiture, du fait de ses modifications et de son moteur « particulier », était quasiment réalisée à la main. Cela eut pour conséquence un tarif supérieur de 40 % à la R12 classique. Il faut dire que la R12 Alpine était équipée de pièce issues de la compétition, et que Renault ne cherchait pas à en faire un best seller, mais plutôt un porte-drapeau. C’était aussi l’occasion de profiter de l’aura d’Alpine, bien connue des Argentins et qui fut fabriquée au Brésil ou au Mexique.



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